Auteur Sujet: Nouvelles non-officielles par Portoloups  (Lu 9632 fois)

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Nouvelles non-officielles par Portoloups
« le: jeudi 21 novembre 2013, 19:24:38 »
 Depuis plusieurs minutes des cris stridents résonnaient dans la nuit. Plus sûrement que l'aube qui peinait à gagner sur les ombres de l'épaisse forêt, ils avaient déchirés la tranquillité apparente des bois situés en contrebas du couvent de Scharzheim. Les sons portaient loin dans cette cuvette et on entendait les appels au secours désespérés de cette voix féminine à des kilomètres à la ronde. Recouverte de vêtements sales, détrempés et en lambeaux, la jeune femme portait sur sa peau de nacre les traces encore sanguinolentes de multiples lacérations. Toutes ne semblaient pas dues aux branches qui la fouettaient tandis qu'elle courrait comme une dératée dans les sous-bois.
 
Une racine qu'elle n'avait pas vue dans l'obscurité la fit chuter et elle roula pendant plusieurs mètres sur le tapis végétal avant d'être arrêtée en plein vol par un énorme tronc d'arbre. Le choc, accompagné d’un bruit sourd d’os brisés, lui coupa sa respiration pendant un instant. Toutefois la terreur semblait primer sur la douleur car elle se remit rapidement à appeler à l’aide. Derrière elle, on pouvait entendre de multiples gloussements, ricanements et d’autres bruits humides écœurants. Les mutants et leurs bêtes, difficilement distinguables les uns des autres, étaient en chasse et comptaient visiblement bien prendre beaucoup de plaisir à chasser la jeune vierge, et sans doute encore plus de plaisir une fois qu’ils l’auraient encerclé.

Ceci n’allait plus tarder désormais. La jeune femme avait déjà dû bifurquer deux fois en boitant comme elle avait vu les abjectes créatures converger sur ses flancs en courant à quatre pattes. Seuls leurs jurons blasphématoires pouvaient permettre d’imaginer qu’un jour lointain leurs ancêtres avaient été des hommes. Du moins certains de leurs ancêtres … Mais à présent, haletante, appuyée contre l’imposante souche d’un chêne centenaire, la pâle jeune femme vers laquelle une bonne douzaine de mutants convergeaient semblait attendre la mise à mort.
 

Celle-ci vint plus rapidement qu’elle ne l’avait espéré, mais ce ne fut pas la sienne. Jaillissant des ténèbres glacées avec le vrombissement d’un dieu en colère, un monstre de métal argenté illumina soudain de ses feux la nuit comme au plus clair de la mi-journée. Alors que la horde inhumaine s’était figée de stupeur, le monstre leur cracha toute sa fureur dans des flashs tonitruants. Les balles traçantes tirées en salves continues réduisirent en pulpe les barbares dégénérés tandis que la jeune femme, accrochée à son arbre, tremblait de tous ses membres.
 

Lorsque le massacre fut finit, le véhicule de la Nouvelle Eglise Chrétienne se posa enfin et un soldat de Dieu s’approcha de la jeune femme avec prudence, usant de mots apaisants. Impossible de l’identifier pour le moment, cela devrait attendre le retour au Couvent. Il espérait juste que l’épreuve ne lui aurait pas complètement fait perdre la raison. Après l’utilisation d’une dose massive de tranquillisant lui et le copilote parvinrent enfin à la décrocher de son chêne et à l’amener en civière à l’appareil.
 

Les défenseurs de la foi repartirent dans les airs après avoir sanglé la victime à l’intérieur du véhicule, non loin de l’emplacement du canonnier. Ce fut lui qui repéra les étrangetés le premier. Après plusieurs mois de service à ne côtoyer que d’autres soldats et des religieuses au corps intégralement dissimulé sa libido était à son maximum et sa Foi même ne pouvait l’empêcher de parcourir d’un regard affamé les courbes sensuelles de la victime. Ses vêtements en pièces les masquaient à peine et ne faisaient que la rendre plus désirable encore. Seules ses nombreuses coupures semblaient vaguement atténuer le désir que lui inspirait ce corps, et encore elles n’étaient pas bien profondes. A bien y regarder elles semblaient même totalement superficielles sous leurs traces de sang coagulées.
 
Entrainé à réagir à l’instinct à de tels signes, le combattant sortit son arme. Trop tard. La créature, dont le corps toute entier venait d’être parcouru d’un frisson piquetant son épiderme, avait déjà attrapé sa main. Elle avait arraché sa sangle sans aucun effort, aussi le poignet du soldat n’y résistât pas. Il s’évanouit sous la douleur. Projeté dans les airs par un autre mouvement de la jeune femme, il ne fut retenu comme par ses propres sangles, pendant tel un pantin désarticulé juste en dessous de l’appareil. Le copilote sentit immédiatement le déséquilibre et se retourna. A quelques pas derrière lui, la jeune femme à la peau plus laiteuse que jamais, presque lumineuse, arrachait à mains nue ses dernières lanières de sécurité tandis que le canonnier était porté absent. Sortant son arme de service, il se mit à tirer sur la créature, la manquant de peu tandis qu’elle trouvait refuge dans le dégagement arrière de l’appareil. Déchirant ses oripeaux celle-ci semblait frénétiquement chercher quelque chose cousu dans un repli de ses vêtements. Elle extirpa enfin une broche électronique en forme de scarabée qu’elle enficha dans un des panneaux de contrôle arrière. Pendant ce temps, le copilote avait retiré son harnachement de sécurité et venait à sa rencontre, calibre pointé en avant. Elle n’avait que quelque secondes devant elle avant d’être débusquée.
 
« Joey, grouille-toi putain ! » dit-elle entre ses dents.
 
« C’était ton dernier juron, créature des enfers ! » dit le copilote en lui tirant une balle dans la tête.

Ou du moins en essayant. L’appareil fit à ce moment là une embardée qui leur fit perdre pied à tous les deux. La balle se perdit dans l’habitacle, mais le soldat projeté contre la créature s’agrippa et lutta pour la défaire au corps à corps. Il ne se rendit compte que trop tard qu’il n’était pas de taille à lutter avec elle dans ce domaine.
 

L’appareil fit une nouvelle embardée tandis qu’une étrange musique scandant « Annie aime les sucettes …les sucettes à l’anis … » était projetée par les haut-parleurs de l’appareil. Le pilote luttait avec les commandes pour reprendre le contrôle. Dans un geste de désespoir il projeta même l’eau bénite qu’il conservait dans une fiole autour du cou sur les commandes en récitant un « Notre Père qui êtes aux Cieux, délivre nous du mal ». Semblant entendre ses suppliques, les haut-parleurs lui répondirent avec ironie « Ah quel malheur, notre candidat échoue sur la question du damné ! Il ne reviendra donc pas en deuxième semaine ! », juste avant que son siège éjectable ne se déclenche et le projette à des dizaines de mètres de là.
 

A l’arrière de l’appareil, la jeune femme luttait contre le chaos qui secouait l’appareil pour ne pas tomber elle aussi. Enfin celui-ci se stabilisa à nouveau et le visage verdâtre d’un mutant portant des lunettes de soudeur apparurent sur les écrans de contrôle.
« Alors chérie, on prend du bon temps avec les soldats du Tout-Puissants ? C’est un truc à se retrouver empalée ça ! »
« Epargne-moi tes jeux de mots vaseux Joey » répondit la jeune femme haletante « et ramène moi à Eirik en rase-motte avant que leurs renforts ne viennent nous trouver »
 
...

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Re : Nouvelles non-officielles par Portoloups
« Réponse #1 le: jeudi 05 décembre 2013, 22:05:22 »
Ex-Allemagne - Province de la Sarre
 
Comme chaque jour que Dieu faisait, Monseigneur Martel se consacrait avec passion et dévouement aux taches que la Très Sainte Eglise Chrétienne lui avait confiées. En tant qu’Evêque Coadjuteur de Monseigneur Gatien, il avait reçu la noble mission de gérer la zone terrestre de l’ancienne Allemagne, ou du moins ce qu’il en restait. Ceci impliquait de suivre des intérêts de l’Eglise sur Sol mais aussi, autant que possible, d’essayer de guider spirituellement les pauvres hères qui avaient choisi de rester sur place.
 

En ce mardi 8 mars de l’An de Grâce 2101 Monseigneur Martel visitait l’usine sidérurgique de Völklingen, avec son propriétaire, l’industriel Karl Bergmann. L’acier restait une matière première indispensable à la manufacture d’objets utilisant la « Technologie étrange » que le Saint Père Pie XIII avait ramenée aux enfants de Dieu, et sa production devait être contrôlée. Par la même occasion Monseigneur Martel pouvait apprécier les conditions dans lesquelles les ouvriers, pour la plupart des mutants de classification A à D, travaillaient.
 

Les deux hommes parcouraient le site du haut d’une promenade en fer oxydée, accrochée à près de 30 mètres de hauteur par rapport aux ateliers où s’activaient les travailleurs. Ils étaient suivis à quelques pas en arrière par un Templier en armure de Croisé qui assurait la protection de l’Evêque. Le propre service d’ordre de l’industriel, deux gardes en tenue matelassée, était quant à lui une dizaine de mètres en avant et se chargeait d’ouvrir les grilles à la délégation. Dans la théorie ces deux gardes assureraient aussi la protection du Directeur et de ses employés, si jamais il était venu à l’idée d’un individu d’escalader les poutrelles de soutien pour tenter de rejoindre la promenade. Toutefois leur matraque et leur antique pistolet à poudre qui avait dû être réquisitionné à un musée, faisaient pâle figure face à l’armure rutilante du Soldat de Dieu. Vrombissant légèrement de ses servomoteurs à chaque mouvement du Templier, cette armure portait sa taille à près de 2,30 mètres. Malgré sa masse si imposante qu’elle aurait empêchée à un autre homme de le croiser de face sur la promenade, la carapace disposaient d’ornements délicats et dorés à l’or fin qui en faisaient une véritable œuvre d’art dédiée à la Gloire de Dieu. L’imposante épée large qui était fixée dans son dos, surchargée d’énergie statique, avait tendance à crépiter et finissaient d’imposer le respect.
 

« Vous me voyez préoccupé Monsieur Bergmann » entama le religieux à l’adresse du patron qui le flanquait. « Je ne vois en ces lieux ni chapelle, ni symboles divins, et l’organisation du travail de ces pauvres êtres ne semble pas prendre en compte les heures de prières … ». L’Evêque ne essayait de ne pas se montrer agressif ou hautain à travers ces mots, mais il était sincèrement soucieux du salut des âmes de ces êtres vivants, fussent-ils mutants. Le non-respect du rythme de la Foi avait tendance à affaiblir les défenses des âmes et ouvraient ainsi la porte aux possessions démoniaques.
 

« Je comprends votre point de vue, Monseigneur, mais nous ne pouvons pas imposer à nos travailleurs de conviction religieuse. Ceci fait partie des préceptes de notre entreprise qui se veut ouverte à tous les profils honnêtes. Vous n’êtes d’ailleurs pas sans savoir qu’une proportion non négligeable de notre main d’œuvre a des affinités avec la Foi Antique. Si nous devions tous les licencier, la production d’acier dont vous êtes dépendant ne pourrait plus être honorée … »
Malgré son approche sur le fond toujours très entrepreneuriale, le petit homme replet inspirait la sympathie. Peut-être était-ce dû à visage rond et bonhomme, à son sourire franc ou à sa manière pataude de rabattre ses rares cheveux restant sur le haut de son crâne. Ou peut-être était-ce dans sa manière de tenir ses positions sans jamais élever le ton et en cherchant des solutions où toutes les parties pourraient en sortir gagnante. Monseigneur Martel l’appréciait et appréciait leurs joutes orales.
 

« La dépendance matérielle est une chose qui peut sembler importante à vos yeux mon fils. » entama calmement le religieux « mais en comparaison de la sauvegarde de l’Âme, elle n’est rien. Nous savons que la foi antique n’est, au mieux, pas en mesure de les protéger et au pire qu’elle risque de les mettre encore plus en danger. »
 

« Même si vous aviez raison – notez bien que je n’en conviens pas officiellement – vous devez comprendre que si nous le faisions l’erreur d’imposer la religion Chrétienne dans notre entreprise vous ne seriez plus du tout en mesure de sauver l’âme de nos travailleurs. Nous parviendrions tout juste à les rebuter ! Et tandis qu’il feindrait de croire en Dieu, leur âme n’en serait pas plus à l’abri. Croyez-moi Monseigneur, c’est par la conviction que vous emporterez l’adhésion, et par rebond la sauvegarde de leur âme ! Votre Arche de Vie fait déjà beaucoup pour eux ! Les dispensaires que vous avez ouverts leur ont fait un bien fou au corps et à l’esprit ! Ils reconnaissent cela, même si il y a encore quelques méfiants. Le temps joue en votre faveur. Et de reste vous n’avez pas été totalement juste avec moi : plusieurs petites salles ont été réquisitionnées dans chaque grande section de l’usine afin de permettre à ceux qui le souhaitent de pratiquer le culte. Et ce sans remise en cause de leurs indemnisations, je tiens à la signaler, preuve de mon engagement à vos côtés. »
 

« Vous êtes un homme de chiffres, Karl. Donnez-moi des chiffres permettant d’étayer cette progression des conversions à la Foi Chrétienne parmi vos employés. Ceci me permettra de continuer d’argumenter en la faveur de votre action auprès de notre Diocèse. » reprit avec douceur Monseigneur Martel.
 

« Puisque nous parlons de chiffres … » dit Bergmann en se tordant légèrement les mains d’un air ennuyé « avez-vous pu examiner notre proposition de reprise concernant les eaux minérales de Lichtenauer ? … »
 

« Voyons mon ami, il s’agit là d’affaires privées et l’Eglise n’a pas pour ambition de s’immiscer dans les négociations entre vos deux compagnies. »
 

« Si ce n’est que Marie-Louise Lichtenauer, la dernière descendante de cette grande famille est si profondément croyante qu’elle semble attendre votre approbation avant d’avaliser le contrat qui permettrait d’intégrer dans ma Holding son entreprise. »
 

« A vous entendre on pourrait croire que Marie-Louise est une croyante trop fervente ! Croyez-vous que l’on puisse vraiment pécher par excès de Foi en Dieu Karl ? »
 

« Je crois surtout que péché il y aurait » reprit le patron sans se démonter « si on laissait cette usine de production tomber entre les mauvaises mains. Mme Lichtenauer a près de 82 ans. Malgré sa vigueur proverbiale, elle risque de ne plus pouvoir gérer bien longtemps son entreprise. Et une fois que cela sera le cas que se passera-t-il ? Les entrepreneurs soi-disant écologiques proches de la Foi Antique ont déjà pris le contrôle de la plupart des sources minérales non polluées. Positionner une entreprise amie vous permettrai d’éviter une situation difficile. Quant à moi, ceci me permettra des abattements de coûts évidents en y fusionnant les ateliers de fabrication de bouteilles de verre que j’ai acquis récemment à quelques lieues de là. »
 

L’Evêque sourit « Vous n’abandonnez donc jamais la partie ? Très bien, c’est entendu, je vais en reparler à Monseigneur Gatien .Il décidera de l’implication dont nous pouvons nous permettre sur ce sujet. ».
 

Juste au-dessous d’eux trois mutants musculeux, mais portant des malformations visibles au niveau du dos, du torse ou des jambes suaient à grosse goutes en s’activant près de haut-fourneaux.
 

« Il va être temps pour moi de prendre congés mon fils. ».repris Monseigneur Martel « Je tenais à vous remercier pour le temps que vous m’avez consacré et pour cette visite très instructive. Puisse la Paix du Seigneur vous accompagner ! ».

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Re : Nouvelles non-officielles par Portoloups
« Réponse #2 le: vendredi 06 décembre 2013, 07:12:36 »
Très bonne nouvelle, qui correspond bien à l'univers. Merci pour ce petit voyage en Allemagne cendreuse.
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Re : Nouvelles non-officielles par Portoloups
« Réponse #3 le: samedi 07 décembre 2013, 11:00:07 »
Monsieur Karl Bergmann venait de raccompagner Monseigneur Martel à l’aire de décollage aménagée sur le toit de sa manufacture de Völklingen. Il semblait satisfait de son entretien avec l’Evêque et affichait sa mine pleine de bonhommie. Après être revenu via la promenade surélevée à son bureau, lui aussi en hauteur, il consultât les statistiques de production de la demi-journée qu’un de ses adjoints lui avait laissée sur papier recyclé. Taux de production, stock, performance des équipes, accidents / morts, tout y était consigné pour cette matinée du 08/01/2101. Il la lut avec application avant de la laisser dans la bannette à l’intention de sa secrétaire. Un peu plus tard celle-ci viendrait la récupérer pour en ressaisir les données dans l’antique calculateur qu’ils avaient pu récupérer des multiples catastrophes à répétition qu’avait connu l’humanité depuis un siècle.
 

Il n’était pas encore tout à fait l’heure d’aller déjeuner à son restaurant privé, aussi Mr Bergmann se dirigea-t-il vers l’ascenseur menant à sa petite chapelle particulière. Les portes se refermèrent sur son sourire bon-enfant lorsqu’il tourna sa clef d’accès au niveau du panneau de contrôle intérieur.
 
Lorsque les portes se rouvrirent, une poignée de secondes plus tard, son visage était fermé, et reflétait une tension presque palpable. La pièce dans laquelle il se trouvait maintenant ne bénéficiait que d’une faible luminosité et semblait particulièrement bien isolée. Aucun son de la pourtant très bruyante usine, située pourtant à quelques mètre au-dessus, ne perçait ici.
 

Karl Bergmann resta très longtemps immobile dans cette demi-pénombre, des larmes roulant sur ses joues et s’écrasant sur son ventre rebondi tandis que seuls des sifflements et feulements inhumains, accompagnés de raclement de griffes sur du métal perturbaient le silence pesant de la pièce. Finalement l’ascenseur déposa une nouvelle personne. Le nouveau venu, la cinquantaine, le crâne dégarni et les tempes grisonnantes, des lunettes ronde posées sur le bout de son nez pointu s’avança jusqu’à être côté à côte avec le Directeur.
 

« Vous ne devriez pas vous infliger cela Monsieur Bergmann, vous n’en êtes pas responsable. » dit le nouveau venu.
 

« Je sais parfaitement qui est responsable ! » répondit le petit homme d’une voix dure et vibrante d’émotion « mais j’ai besoin de la revoir pour que ma colère reste intacte ! » dit-il, pointant du doigt la fillette en tenue d’écolière enfermée dans la cage d’acier trempé toute ronde pendue au plafond. Les yeux de l’enfant étaient des abimes de noirceur et ses dents tout comme ses doigts semblaient s’être tordus en crochets pointus.
 

« A-t-on des progrès du côté de Ludwig et de ses enquêteurs ? » demanda après quelques instants Bergmann.
 

Son interlocuteur se racla la gorge « Plusieurs indices le pousse à penser que la piste principale suivie est la bonne. Mais il se heurte à des difficultés d’accès aux données sources. Les autorités religieuses ne semblent pas … »
 

« Je ne le paie pas pour se heurter à des difficultés ou pour demander des autorisations d’accès ! » le coupa sèchement Bergmann « je le paie pour me ramener des preuves ! Que croyait-il ? Que tous ces bigots allaient lui ouvrir la porte de leurs archives et l’inviter à prendre un petit vin de messe avec eux ?! »
 

« Non, certes Monsieur, vous avez raison. »
 

« A la fin du 20ième siècle les organisations religieuses de tout bord étaient au plus mal. Les gens ne voulaient plus se conformer à des codes de conduites et des règles étriqués imaginés des siècles auparavant, à une époque où la religion devait trouver des moyens de canaliser des populaces illettrées et incapables de se prendre en charge. Mais que pouvaient faire les religions pour améliorer au quotidien, au 20ième siècle, la vie de leurs ouailles ? Rien, absolument plus rien ! Les autorités religieuses ont sentis qu’ils allaient perdre rapidement toute crédibilité et que leur masse de croyants allait inexorablement s’effriter malgré des sursauts ponctuels avant de totalement s’effondrer ! » la voix de l’industriel s’assombrit alors encore plus « Ils ont provoqué tout cela, Edwald, ils l’ont provoqué ! Ils ont recherché les connaissances qu’ils avaient amassées sur la véritable sorcellerie et ils ont commis l’irréparable ! Ils ont ouvert la boite de Pandore et nous ont tous condamnés ! Ils devront payer pour cela, mais au préalable, il faudra que les gens sachent la vérité ! Lorsque nous serons prêts, tout sera divulgué ! Et nous les ferons tomber de leur piédestaux d’où ils nous regardent avec arrogance en attendant notre conversion ... »
 

A la fin de son discours, l’homme d’affaire en avait presque l’écume aux lèvres tant la rage avait pris le dessus. L’entité démoniaque possédant le corps de sa fille se mit alors à ronronner de plaisir devant ces ondes négatives. De colère Bergmann se jeta sur un bouton situé sur le côté de la salle, envoyant une terrifiante décharge électrique dans la cage du démon. Malgré l’odeur puissante de chair carbonisée, l’entité se releva en gloussant tandis que ses chairs se régénéraient. Une sonnerie empêcha de justesse Karl Bergmann d’envoyer une nouvelle décharge.« Keller, j’écoute ? » répondit le conseiller de Karl Bergmann en décrochant l’antique téléphone mural. Il se concentra quelques secondes sur les informations de son interlocuteur au téléphone avant de se retourner vers son patron : « Monsieur ? Un code crypté a été employé pour déverrouiller le sas du 5ième puit de la mine abandonnée de Bergwerk Saar. Il s’agit du code que vous aviez fourni au hors-la-loi mutant Eirik le Noir … »

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Re : Nouvelles non-officielles par Portoloups
« Réponse #4 le: mercredi 11 décembre 2013, 20:48:51 »
Mem-repport #1113548, clef d’encodage quintuple-DES asymétrique avec vérification d’intégrité sur base d’empreinte cérébrale du porteur.
 
Agent Younes Lofti à St-Ulrich002
 
Casablanca – octobre 2101 – Saint-Florentin
 

Malgré l’approche de l’hiver, les températures de la Citée Blanche restent très douces. Penser à contrôler le niveau de radiation du sol avec une équipe dûment équipée, les senseurs limités dissimulés dans mes bottes ont décelées des taux anormalement hauts dans la citée basse.
 
Compte-tenu du climat, la majorité des habitants vivent jusqu’à tôt le matin dans les rues (average : 03h00).

 
  MISSION D’OBSERVATION DU TAUX DE MUTATIONS : 
Multiples mutations visibles détectées au sein de la population. Le taux est important : estimation minimum de 67%.
Attention : incohérence avec les données remontées à notre Arche de vie de
Dar Es-Salem par le Kalif en place [les services administratifs du Kalif Ibn Mounir Allaoui font état d’un taux de 22% seulement].
A noter : cette estimation se base sur la population observée des mâles. L’estimation pour les femmes, rendue difficile par simple observation compte-tenu dont l’intensification du port du voile intégral, a été obtenue par projection.

Ce taux très important est à corréler avec l’absence de revêtement qui permettrait d’isoler de manière fiable les locaux avec le contact du sol. La voirie est en effet inexistante dans la majeure partie des quartiers où sont pourtant regroupés la majorité des groupes de survivants pauvres.

Conséquence indirecte : ce taux de mutation est tel que le culte local, pourtant sous autorité de notre Kalif Ibn Mounir Allaoui ne semble plus considérer ouvertement les malformations comme signes de la présence du mal – il faudrait vraisemblablement faire face à une émeute de la population encore sous contrôle à ce jour en cas contraire.

 
  MISSION D’ESTIMATION DE LA STABILITE GEO-POLITIQUE : 
Le royaume laissé sous autorité du Kalif Ibn Mounir Allaoui est dans une situation d’instabilité notoire. Il doit faire face à des attaques armées régulières des factions Berbères ralliés à une branche druidique de la foi antique personnifiant le Désert comme une entité à part entière. La proportion de mutation de ses membres, en contact extrêmement régulier avec Sol, en fait de véritables monstres n’ayant plus que des origines humaines lointaines. Cette caractéristique effrayante et le fanatisme de ses membres joue en la faveur du Kalif. Toutefois de nombreuses cellules de sympathisants mutants leur permettent d’investir régulièrement la ville malgré les remparts érigés autour d’elle. Barrages filtrants estimés inefficaces dans 75% des cas – contournement par les souterrains de la ville. Attentats contre les représentations de l’industrialisation et du Christianisme quasi quotidiens.

Proposition de renforcement des ressources de l’Himam afin de contenir les populations civiles dans la lumière de Dieu. Utilisation des exactions des Berbères afin d’instruire sur les dangers et les atrocités à associer à la Foi Antique.

 
  MISSION SPECIALE « ELU » 
La zone de la Grande Mosquée concentre toute l’attention de la population. Les civils pensent à juste titre que la fin des Grands Travaux de restauration permettra de protéger leurs âmes et de guérir leurs enfants.
Réémission de ma recommandation concernant l’infiltration du clergé musulman local. La Grande Mosquée est gardée comme un coffre-fort et certaines zones autrefois accessibles au public sont fermées pour causes de restauration. Aucun de mes contacts n’a su me dire de quel quartier venaient les ouvrier chargés de la restauration de ces zones, et la cartographie des dernier bombardements ne corrèle pas complètement les zones interdites. Voir pièces jointes #3 et #4 avec mes propres observations.
Mes accréditations en tant qu’envoyé de l'arche de vie de Dar Es-Salem ne m’ont pas permis d’en savoir plus. Mes relevés GPS montrent que l’on m’a baladé et fait tourner en rond sans jamais me permettre d’accéder à ladite zone.
 

C’est dans une des cours intérieures de la Grande Mosquée que j’ai rencontré Ibtissam Moukhlis, la prophétesse auto-proclamée cible de la présente mission d’investigation. La femme est elle aussi entièrement voilée de noir. Seul zone laissée apparente : les yeux. Ceux-ci, d’un gris laiteux, sont tout aussi voilés que l’est la peau de la mutante. Mon scan thermique a confirmé la présence de malformations au niveau de la jambe droite, des hanches et de la cage thoracique, là aussi côté droit. J’ai aussi enregistré (voir pièce jointe #8) une activité électromagnétique anormale au niveau de son cortex. Un encéphalogramme à bord d’une de nos nasses serait utile pour creuser le phénomène – attente fin de la présente mission nécessaire en cas de décision d’extraction du sujet.
 

Pour en revenir au contenu de la discussion, elle relève d’un calque classique de l’Elu / Sauveur directement emprunté à Notre Foi. L’Elu viendra libérer ses fidèles croyants du mal et les emmènera vers la terre promise. J’ai noté toutefois quelques différences notables avec les prédicateurs habituellement rencontrés :
 
  • 1) l’Elu n’est pas pour elle à venir. Il serait déjà présent. Je n’ai pas pu en savoir plus,
  • 2) Connexions distantes : les interférences radio, l’éloignement des zones identifiées et le manque de moyens technologiques ne permettent pas une communication entre Casablanca, Delhi et Le Caire. Pourtant les mêmes fresques complexes réalisées en extérieur par des fidèles de cultes similaires en l’honneur de leur « Elu » s’avèrent en tout point identiques (voir pièces jointes #11, #12 et #13)

Je préconise une poursuite de l’enquête afin de vérifier si ces prédictions sont véritablement liées à des visions envoyées par le Seigneur Tout Puissant ou si nous avons affaire à une entité démoniaque de classe [Ω] capable d’actions d’infiltration complexe. Une alerte de l’Himan local, à ce stade, me parait prématurée.

Demande de consignes.

 
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Re : Nouvelles non-officielles par Portoloups
« Réponse #5 le: vendredi 13 décembre 2013, 01:55:52 »
Bon, j'en suis qu'à la deuxième nouvelle vu mon retard!
Les deux dernières attendront demain.
Je dois avouer, que j'aime beaucoup ta vision d'Antychrist et surtout sur un pays que nous n'avions pas décrit!
En tout cas, bravo!
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Re : Nouvelles non-officielles par Portoloups
« Réponse #6 le: vendredi 13 décembre 2013, 19:19:34 »
Je suis très content que tu ais aimé les deux premières !
Je suis curieux de savoir ce que tu auras pensé des deux suivantes  :D  ! En particulier la troisième qui est liée à ... en fait non, je te laisse découvrir ;)
 
Mais ne tarde pas trop, sinon la semaine prochaine tu risques de prendre encore un peu de retard  8) ...

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Re : Nouvelles non-officielles par Portoloups
« Réponse #7 le: vendredi 13 décembre 2013, 23:21:25 »
Oui! Je vais m'y mettre juste avant d'aller me coucher. Cela me préparera mentalement à la convention de demain!


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Re : Nouvelles non-officielles par Portoloups
« Réponse #8 le: mardi 17 décembre 2013, 02:02:51 »
J'ai enfin rattrapé mon retard.
Les nouvelles sont de plus en plus intéressantes et de plus en plus prenantes. Cela donne vraiment envie de connaître la suite.
Merci pour ce partage! J'ai hâte de lire la suite!
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Re : Re : Nouvelles non-officielles par Portoloups
« Réponse #9 le: mardi 17 décembre 2013, 18:54:43 »
J'ai enfin rattrapé mon retard.
Les nouvelles sont de plus en plus intéressantes et de plus en plus prenantes. Cela donne vraiment envie de connaître la suite.
Merci pour ce partage! J'ai hâte de lire la suite!
Tonight is the night ! Stay tuned ...  8)

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Re : Nouvelles non-officielles par Portoloups
« Réponse #10 le: mardi 17 décembre 2013, 21:37:08 »
Ex-Allemagne –dimanche 27 février 2101 – veille de Saint Romain de Condat
 
C’est depuis une vitre blindée de l’usine de Wincor-Nixdorf, à Paderborn, que Josef Altenbach contemplait les ruines qui allait bientôt lui servir de point de départ. La ville, déjà anéantie lors de la seconde guerre mondiale, avait été très durement touchée par les catastrophes sans précédent qui avaient secouées le 21ième siècle. L’énorme usine automatisée qui maintenait l’économie de tout Paderborn au siècle dernier ressemblait, au milieu de ce champ de bataille, à une forteresse imprenable. C’était d’ailleurs ce qu’elle était progressivement devenue avec ses murailles de protection aux créneaux barbelées et ses tourelles de défense armées. Autour d’elle, les autres bâtiments faisaient figure de châteaux de cartes à moitié carbonisées et défoncés, prêts à s’effondrer au moindre souffle de vent ... encore aurait-il fallu que le vent souffle. L’air était tellement vicié qu’il semblait trainer paresseusement dans la moindre ruelle, sortes d’épaisses volutes poisseuses d’une couleur tirant entre le marron et le roux.
 
Malgré cette pollution omniprésente, c’était pourtant bien par les ruines de Paderborn que Josef avait décidé de commencer son pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle. Comment aurait-il pu en être autrement ? Toute sa famille était originaire de Paderborn et il convenait d’honorer les ancêtres. Par ailleurs, un des chemins menant au troisième grand pèlerinage de la Chrétienté passait à l’origine par la ville. Paderborn était ainsi un des points de passage les plus reculés au Nord-Est. En ce début de 22ième siècle, toutefois, ce chemin de pèlerinage qui traverserait des zones de guerre, des environnements extrêmement toxiques et des territoires réclamés par des organisations hostiles à la Vraie Foi apparaissait comme une pure folie. Dès lors comment le jeune homme en était-il venu à l’envisager sérieusement ? Depuis quelques mois Saint Lupicin était apparu dans les rêves de Josef. Les visions initialement très floues du Saint s’étaient faites de plus en plus précises, jusqu’à lui dévoiler deux semaines auparavant la nécessité absolue de ce pèlerinage. Les raisons, il lui appartiendrait de les découvrir lors du pèlerinage lui-même.
 
Les prêtres de l’Arche de Vie d’Avignon s’étaient montrés très attentifs concernant les visions de Josef. Après avoir sondé sa résolution et la pureté de son âme, ils étaient entrés en contact avec l’industriel qui avait repris le contrôle de l’usine Wincor-Nixdorf à Paderborn, un certain Karl Bergmann. Celui-ci, visiblement un allié de valeur de la Chrétienté, avait offert de l’accueillir sur site avant son départ et de participer à la logistique du pèlerinage. Pour Josef, cette épreuve, si dure soit elle, devait rester un véritable pèlerinage. Il n’emporterait donc que le strict nécessaire. La seule concession que le jeune homme avait accepté était la combinaison de protection lourde antiradiation et à isolation chimique fournie par Mr Bergmann. Sans celle-ci, son espérance de vie aurait été réduite à moins d’une semaine et son périple se serait bien vite arrêté. Il avait toutefois refusé l’adjonction de servomoteurs de Science Etrange que lui avait proposé l’Eglise. Il compenserait donc la faveur de la protection corporelle par le fardeau supplémentaire que celle-ci imposerait à ses muscles, juste retour des choses.
 
Il lui tardait désormais de partir pour Saint-Jacques de Compostelle. Compostelle, ou Campus Stellae comme lui appris son étude via le Réseau Divin de l’étymologie originelle du lieu Saint. Le champ de l'étoile par lequel Dieu avait guidé l’ermite Pelagius pour lui faire redécouvrir le tombeau de l'apôtre saint Jacques le Majeur, en Galice.

En l’honneur de Saint Lupicin, Josef avait choisi de commencer son pèlerinage le 28 février, à l’occasion de la Saint Romain de Condat, le frère même de son guide divin.
 
Dans l’ombre des immeubles vers lesquels Josef regardait quelque chose bougea rapidement, mais il ne parvint pas à l’identifier. Il redoutait tout autant qu’il attendait avec impatience son départ maintenant. Plus que quelques heures, et les portes blindées de l’usine de Wincor-Nixdorf s’ouvriraient sur son destin ...

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Re : Nouvelles non-officielles par Portoloups
« Réponse #11 le: mardi 17 décembre 2013, 21:45:53 »
 :-* :-* j'adore ...
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Re : Re : Nouvelles non-officielles par Portoloups
« Réponse #12 le: mardi 17 décembre 2013, 21:50:24 »
:-* :-* j'adore ...
En huit minutes !!
Je prépare cette nouvelle pendant des heures et tu la dévores en moins de huit minutes, à peine le temps de te connecter ?!!
 
Bon, c'est que la recette doit être pas mal alors ! Aller, je retourne en cuisine !  ;D 8)

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Re : Nouvelles non-officielles par Portoloups
« Réponse #13 le: mardi 17 décembre 2013, 22:20:00 »
Alors c'est bon, je suis moi aussi, à jour!

La nouvelle que je préfère est le dialogue entre Monseigneur Martel et Karl Bergmann
et son monologue quand il y a son conseillé a côté.

Je suis jalouse de ne savoir écrire aussi bien  :'(

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Re : Re : Nouvelles non-officielles par Portoloups
« Réponse #14 le: mercredi 18 décembre 2013, 21:51:11 »
Je suis jalouse de ne savoir écrire aussi bien  :'(

Chacun a ses talents et je suis sûr que tu en as bien d'autres Héloïse !  ;)
Ceci dit je suis content que ces nouvelles te plaisent à toi aussi  ;D